la librariá IDECO
70 clés pour la formation de l'occitan de Gascogne
ISBN : 2868660223
80 pages
15.5x21.5
8.00 €
Michel GROSCLAUDE
70 clés pour la formation de l’occitan de Gascogne
Par quelles suites de transformations, le latin du conquérant romain est-il devenu le gascon que nous parlons aujourd’hui ? Ce petit livre tente de répondre à cette question. On n’a pas eu la prétention de proposer ici un ouvrage savant de linguiste à usage des spécialistes. On a choisi au contraire de s’adresser à un public plus vaste : élèves, étudiants ou simplement usagers quotidiens de la langue, à ceux qui ont fait un peu de latin au cours de leurs études classiques et même à ceux qui n’en ont pas fait du tout. Nous nous sommes efforcés de limiter au strict nécessaire le vocabulaire technique de la linguistique et de la phonétique.
Il faut aussi tenir compte du substrat basco-aquitain sur lequel s’est déposé le latin populaire. Il faut tenir compte également des mots grecs puis gaulois que ce latin populaire a véhiculés avec lui et enfin d’un certain nombre de mots germaniques arrivés plus tardivement. Nous espérons que cette ’aventure’ du latin en Gascogne saura captiver les lecteurs.

Né le 8 juillet 1926 à Nancy (Meurthe-et-Moselle).

Fils de Pierre Grosclaude, littérateur, spécialiste de Malesherbes, il fait ses études à Lyon, à Marseille et passe son bac au Chambon-sur-Lignon pendant la guerre, ce qui aura une certaine importance pour ses idées humanistes. Il termine à la Sorbonne sa formation de professeur de latin, de grec et de philosophie.

Il est nommé professeur à Chinon où il se marie avec Claudette Perrotin, institutrice. Ils cherchent alors la possibilité de postes compatibles qu’ils trouvent par hasard en Béarn, elle à Sauvelade, lui au lycée d’Orthez où il arrive en 1958.

Volontaire pour assumer la charge de secrétaire de mairie à Sauvelade, il est confronté pour la première fois à l’occitan dans sa variante béarnaise ou gasconne, il comprend l’importance de cette langue qu’il avait entrevue au lycée Mistral de Marseille. Il décide alors de se former grâce à l’aide de Roger Lapassade, un collègue de lycée, qui fondera en 1960 l’association Per Noste, à Orthez, comme section gasconne de l’Institut d’Études Occitanes (IEO). Remarqué pour ses connaissances en latin et en grec, il sera intégré à l’association en 1965, et y deviendra rapidement le spécialiste, lexicographe et historien de la langue. Il y sera un des animateurs de la défense de la culture occitane jusqu’à sa mort.

Il devient professeur d’occitan et travaille à l’édition d’ouvrages scolaires de première nécessité avec Robert Darrigrand. En même temps, il collabore à la revue Per Noste País Gascons, et à une Histoire de Béarn destinée aux maîtres et aux élèves.

Il réalise un premier dictionnaire français-occitan (pour le béarnais) élémentaire pour l’association La Civada (Pau), puis il s’attaque à la rédaction une version plus complète de ce dictionnaire, avec Gilbert Narioo, et que devra achever Patric Guilhemjoan après son décès en 2002.

Pendant ce temps, il se formera à l’onomastique occitane et conduira de très intéressantes études de toponymie et de patronymie gasconnes. Pendant douze ans, il animera sur Ràdio País avec un de ses élèves, Crestian Lamaison, son émission quotidienne d’un quart d’heure, lo Cercanoms (le chercheur de noms). Une émission ouverte à tous les sujets ayant trait au patrimoine constitué par les noms propres.

Parallèlement à son métier de professeur de philosophie, plusieurs sujets le passionnèrent dont certains, comme la géologie ou la reliure, sont peu connus. Il écrivit des pièces de théâtre gascon. Il collaborera aussi au Centre d’Étude du Protestantisme Béarnais[1] dans la revue duquel il présentera plusieurs articles.

Il s’est éteint le 21 mai 2002, il est inhumé à Sauvelade.

Réalisation : William Dodé - www.flibuste.net | Graphisme www.charlottelambert.net | IEO Difusion - IEO/IDECO - ZA plaine St-Martin - 81700 Puylaurens Remonter Repojar